Essaim d'abeilles : ne pas le détruire, le faire récupérer
Une grappe compacte suspendue au printemps n'est pas un nid de guêpes mais un essaim d'abeilles en transit. Comment le reconnaître, et pourquoi il relève d'un apiculteur.
Une masse vivante, et aucune construction
Ce que l'on découvre est un agglomérat serré, du volume d'un poing à celui d'un ballon, accroché à une branche basse, un tronc, un portail, un volet ou le dessous d'une table de jardin. Sa surface est brune et rousse, parcourue de mouvements lents ; un halo restreint tourne autour, et l'on entend un ronflement égal. Le détail qui tranche : il n'y a pas d'ouvrage. Ni coque, ni alvéoles apparentes, ni matière grise papyracée : l'amas est fait des insectes eux-mêmes. L'épisode a généralement été précédé, quelques minutes plus tôt, d'un nuage dense et bruyant qui s'est posé d'un coup.
Une halte de quelques heures, pas une installation
Cet arrêt n'est qu'une étape : le groupe patiente pendant que des exploratrices cherchent un logement, puis repart de lui-même, parfois le jour même, plus rarement après deux ou trois jours. Il ne protège à cet instant ni couvain ni réserves, ce qui explique sa placidité tant qu'on ne le frappe pas. Un essaim en transit ne se détruit pas : il ne s'agit pas d'un nuisible, et l'espèce est utile. La voie appropriée est la récupération, qui consiste à recueillir la grappe et à la reloger. Votre mairie, un rucher voisin ou un syndicat apicole local orientent vers la personne qui s'en charge.
Ce qui aide, et ce qui envenime tout
En attendant, dégagez les abords, fermez les ouvrants de ce côté de la maison, rentrez les animaux et tenez les enfants à l'écart : cela suffit dans l'immense majorité des cas. À l'inverse, arroser au jet, enfumer ou pulvériser un produit disperse l'amas, qui se reconstitue plus bas ou dans un endroit moins commode, et transforme un groupe paisible en groupe agité. Notez la hauteur, le support et la facilité d'approche depuis le sol : c'est là-dessus que se décide la récupération. Une réserve, enfin : si le groupe est entré dans une cavité et a commencé à bâtir, il ne s'agit plus d'une halte, et le retrait devient un chantier.
Voir aussi Essaim d'abeilles.
Action Nuisibles 13, 19 Rue de l'Arbousier, 13800 Istres. Téléphone : +33 7 59 69 73 55.